Aujourd’hui, de nouveaux termes apparaissent pour parler de toute une vie. Nous connaissons déjà la « durée de vie » (lifespan), c’est-à-dire le nombre total d’années qu’une personne vit, et la « durée de vie en bonne santé » (healthspan), les années vécues en bonne santé. Mais de plus en plus, on parle désormais de « Joyspan », c’est-à-dire les années vécues avec joie.
Ce terme a été introduit par Kerry Burnight, professeure en gériatrie ayant enseigné pendant 18 ans à l’Université de Californie, Irvine School of Medicine. Dans son livre Joyspan: The Art and Science of Thriving in Life’s Second Half, elle explique qu’une longue vie ne signifie pas forcément une vie bien vécue. Ce qui compte vraiment, c’est d’en tirer de la joie. Ce n’est qu’à cette condition que les années supplémentaires deviennent une réelle richesse. La Joyspan est donc directement liée à la qualité de vie.
Pour Burnight, vieillir ne signifie pas nécessairement un déclin. Même en présence de problèmes de santé, il est possible de continuer à se développer. Cette mentalité fait toute la différence entre subir sa vie et en profiter. Elle transmet un message positif : on peut allonger sa Joyspan en faisant des choix conscients au quotidien. Voici les trois facteurs qu’elle met en avant :
Grandir, c’est vouloir découvrir, apprendre. Les recherches montrent que la curiosité et l’envie d’apprendre contribuent à préserver la santé mentale et cognitive des personnes âgées. Burnight suggère des gestes simples : faites une liste de choses qui vous intriguent, fixez-vous des objectifs pour en explorer certaines. Inscrivez-vous à un cours. Faites du bénévolat. Et surtout, soyez prêt à vous adapter aux changements qui surviennent plus tard dans la vie. Les études montrent que la capacité d’adaptation est une clé du vieillissement réussi. Acceptez les aléas de la vie, concentrez-vous sur ce qui va bien. Notez ce qui s’est amélioré avec l’âge : peut-être êtes-vous plus serein, ou avez-vous davantage de sagesse. En cas de difficultés, cherchez des solutions adaptées à votre situation.
Ceux qui vivent de nombreuses années heureuses donnent aux autres. Même un petit geste suffit. Burnight écrit : « Essayez de passer d’une logique ‘que peux-tu faire pour moi ?’ à ‘que puis-je faire pour toi ?’ ». Cela crée du lien, du sens. Chacun a quelque chose à offrir, que ce soit de la sagesse, de la patience ou simplement un peu d’attention.
Les relations sociales sont essentielles à notre bien-être, à tout âge. Investissez dans vos relations actuelles et osez en créer de nouvelles, même si cela semble difficile. Posez des questions, conseille Burnight. Les personnes curieuses des autres sont perçues comme plus sympathiques. Notez les détails après la conversation si vous craignez d’oublier. Montrer de l’intérêt passe avant tout par l’écoute.
Alors, la prochaine fois que vous utilisez Bike Labyrinth, invitez un voisin. Ou allez chercher quelqu’un pour pédaler ensemble. Partagez des souvenirs, découvrez de nouveaux itinéraires. Faites-en un moment joyeux et continuez à explorer.