Les gens ne bougent davantage que si c’est amusant et qu’il y a une composante sociale
6 octobre 2025

Le professeur Bert Steenbergen de l’Université Radboud à Nimègue étudie comment inciter les personnes à rester durablement actives dans leur vie. Les données du CBS et du RIVM montrent que les Néerlandais deviennent de plus en plus inactifs physiquement, et que certains problèmes de santé sont directement liés à des modes de vie malsains et au manque d’activité physique. Pourtant, il reste difficile de maintenir les gens durablement en mouvement.

Dancing on the street

Steenbergen explique que les difficultés apparaissent surtout à certains moments clés de la vie, lorsque de grands changements surviennent dans les conditions de vie. On peut penser au passage du lycée aux études supérieures, au début de la vie professionnelle, à l’arrivée des enfants, ou plus tard dans la vie après une chute, une blessure ou la perte d’un partenaire.

Une vie avec du mouvement

Il ne sert à rien de répéter sans cesse que l’activité physique est importante pour la santé, la plupart des gens le savent déjà. La clé réside dans l’organisation d’une vie avec du mouvement, adaptée à la nouvelle situation et à la personne concernée. L’équipe de recherche de Steenbergen a étudié ce sujet dans le cadre d’un grand projet NWA, Transition Into Active Living (NWO Projects - TRIAL et Radboud University - Transitions into active living). Le projet s’est achevé en mars dernier.


Quatorze partenaires ont collaboré à ce projet. Parmi eux figuraient les services de santé publique (GGD), la municipalité de Nimègue, les fédérations de football et de hockey (KNVB et KNHB respectivement) ainsi que plusieurs grandes organisations de fitness. La recherche s’est concentrée sur l’analyse des réseaux, en partant du principe que le réseau social autour des personnes joue un rôle crucial dans le maintien des changements de comportement. Des recherches antérieures semblent aller dans ce sens (Wang 2023).

Le facteur social dans l’activité physique

Un élément essentiel du projet était que les organisations sportives mettent elles-mêmes en place des programmes destinés à maintenir les gens en mouvement. Le facteur social qu’apporte l’activité physique en groupe a été utilisé comme élément de motivation.

Les gens ne bougent que lorsqu’ils trouvent cela agréable

L’approche à Nimègue se distingue également par le fait que les participants ont travaillé avec les chercheurs pour déterminer leurs besoins. L’activité physique doit s’intégrer à la vie quotidienne des personnes. Ce n’est que lorsque les gens trouvent cela agréable, et qu’il existe une composante sociale, que le mouvement peut devenir durablement partie intégrante de la vie quotidienne. L’objectif final du projet est de mettre en place des interventions qui soutiennent durablement un comportement physique sain.

Les premiers résultats du projet ont montré que, par exemple, pour les jeunes, le soutien social des coéquipiers et des entraîneurs, ainsi que le soutien matériel, sont essentiels pour participer au sport (Spruijtenburg 2025). Le projet a étudié différents groupes d’âge, et leurs résultats seront publiés prochainement.


En fin de compte, TRIAL montre que le mouvement durable commence par le plaisir et la connexion sociale. Faire du sport ensemble, découvrir ensemble et persévérer ensemble fait la différence – que ce soit en salle de sport, sur le terrain ou lors d’une sortie à vélo.

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