Overstimulation après une lésion cérébrale : qu’est-ce que c’est et que pouvez-vous faire?
3 juin 2025

De nombreuses personnes ayant subi une lésion cérébrale souffrent de surstimulation. Les sons, la lumière, la foule, voire même les pensées peuvent soudainement devenir envahissants. Cela provoque des symptômes tels que la fatigue, des maux de tête ou des nausées, et cela peut considérablement freiner la récupération. Mais qu’est-ce que la surstimulation exactement ? Et surtout : que pouvez-vous faire pour y remédier ?

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Que se passe-t-il en cas de surstimulation ?

Votre cerveau traite des stimuli toute la journée. Des signaux externes (comme le son ou la lumière), mais aussi internes (comme les émotions ou la douleur). Normalement, votre cerveau filtre ce qui est important. En cas de surstimulation, ce filtre fonctionne mal : tout passe à travers et consomme de l’énergie. Cela entraîne une sensation de surcharge.

La surstimulation est fréquente en cas de lésion cérébrale acquise (LCA), mais aussi dans des affections telles que le TDAH, le burn-out, l’autisme ou la migraine. On peut la décrire comme une capacité réduite du cerveau à traiter de nouvelles informations Hersenstichting - Overprikkeling: en néerlandais.

Quels sont les déclencheurs ?

Un groupe de recherche de Maastricht et Louvain, dirigé par Caroline van Heugten, a étudié les causes possibles de la surstimulation chez les personnes atteintes de LCA, ainsi que les stratégies qu’elles utilisent pour la réduire ou la gérer. Il s’est avéré que les stimuli ne proviennent pas uniquement de l’extérieur, mais aussi de l’intérieur : stress, douleur ou multitâche, par exemple. De nombreux participants ont indiqué que les situations chargées, inattendues ou incontrôlables aggravaient leurs symptômes.

Même des stimuli du quotidien – comme les odeurs, le toucher ou les variations de température – peuvent devenir accablants. Les combinaisons de stimuli, comme la lumière et le son en même temps, étaient particulièrement difficiles à supporter.

Impact sur la vie quotidienne

La surstimulation affecte presque tout : de l’énergie à la concentration, en passant par les relations sociales. Les personnes concernées se fatiguent plus vite, peuvent avoir des pertes de mémoire ou des crises de panique, et ont des difficultés de concentration. Cela a un impact sur le travail, les relations et le sentiment d’autonomie.

Certaines personnes se replient sur elles-mêmes, d’autres ressentent de la frustration car leur entourage ne les comprend pas. Le sentiment de solitude ou de perte n’est jamais loin.

Comment faire face à la surstimulation ?

Les participants à l’étude ont mentionné trois façons de faire face à la surstimulation :

  1. Éviter – Éviter les stimuli, par exemple en portant des lunettes de soleil ou un casque antibruit.
  2. S’exposer – S’exposer progressivement aux stimuli, comme une forme d’entraînement.
  3. Accepter – Apprendre à gérer ce que l’on ressent, par exemple avec des exercices de respiration ou la pleine conscience.


Souvent, une combinaison de ces stratégies fonctionne le mieux. Il est important que chacun trouve sa propre voie : la surstimulation est différente pour chaque individu.

Le rôle du contrôle

Ce qui aide, c’est de ressentir que l’on a le contrôle sur les situations. Cela apporte du calme et améliore la qualité de vie. Le traitement des stimuli peut être reconstruit étape par étape, dans un environnement sûr. Et Bike Labyrinth peut y contribuer.

Comment Bike Labyrinth peut-il aider ?

Faire du vélo ou voir des images en mouvement peut être éprouvant. Mais pour ceux qui trouvent le cyclisme trop stimulant, mais qui supportent encore les images en mouvement, Bike Labyrinth propose un moyen sûr de se réhabituer progressivement aux stimuli.

Il existe des parcours calmes et d’autres plus animés, signalés sur l’écran principal par 1 personnage (calme), 2 personnages (modérément animé) ou 3 personnages (très animé). Vous pouvez également choisir des itinéraires à faible stimulation via la barre d’itinéraire dans le menu des paramètres en haut à droite, sous l’icône d’engrenage (Paramètres, Niveau de stimulation, Niveau faible).

Vous pédalez, mais vous n’êtes pas dans la circulation. Le cycliste décide toujours lui-même quand cela suffit. Vous n’avez pas à vous soucier de rentrer chez vous, ce qui n’est pas toujours évident dehors. Le vélo peut aussi se faire dans un environnement familier. Vous pouvez choisir des itinéraires connus (stimuli contrôlés) ou inconnus (stimuli imprévus). Cela vous permet d’augmenter progressivement votre tolérance sans dépasser vos limites. C’est exactement ce qu’il faut en cas de surstimulation : une exposition contrôlée aux stimuli, à votre propre rythme.

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