Après une hémorragie cérébrale, Simon Kooistra a découvert Bike Labyrinth. Au centre de rééducation, il voulait surtout faire du vélo, de préférence à travers Wassenaar, la ville où il avait longtemps vécu avec sa femme. Celle-ci est décédée l’année dernière, et chaque coin de rue de Wassenaar fait remonter des souvenirs. Après une rééducation réussie, Simon et sa fille ont décidé d’acheter leur propre système Bike Labyrinth.
« On me connaissait comme l’homme têtu du service de rééducation. Je voulais uniquement faire du vélo, et uniquement à Wassenaar. Bike Labyrinth m’a vraiment sauvé. Je suis paralysé du côté gauche et ces balades virtuelles sont la seule activité que je peux faire entièrement seul. »
Simon et sa femme ont voyagé ensemble dans le monde entier. De l’Indonésie à la Nouvelle-Zélande, les souvenirs sont partout. « C’est ce qui est merveilleux avec ces balades à vélo virtuelles, on a vraiment l’impression d’y être. »
“Tous les souvenirs des voyages refont surface en pédalant. C’est comme si ma femme était encore assise derrière moi sur le vélo.”
La présence soudaine d’un Bike Labyrinth chez lui n’est pas passée inaperçue dans son quartier. De nombreuses personnes âgées vivent seules dans les environs, et Simon les invite volontiers pour un café et une balade. « L’un de mes voisins vient de La Haye. Il voulait s’y promener à vélo. Il était tellement absorbé par l’expérience que, lorsqu’il est passé devant la maison de son fils, il a voulu descendre de vélo pour sonner à la porte et lui dire bonjour. »
« J’ai l’impression d’avoir retrouvé un peu de ma liberté. Je peux décider quand et où je veux faire du vélo, peu importe la météo ou l’heure. » Heureusement, Simon s’est bien remis de son hémorragie cérébrale, mais l’exercice reste essentiel. « Je fais du vélo un jour sur deux, pendant 30 à 45 minutes. Après chaque session, je sens que j’ai vraiment fait un effort, que mon cœur a travaillé. Cette année, j’aurai 85 ans, et si je continue comme ça, j’espère bien atteindre les 100. »